Rock d'ici - Orthez et ses alentours -
Situation :
A l'ouest quoi de nouveau ? Pas grand chose. La ville où je suis domicilié est une ancienne cité médiévale qui garde encore quelques vestiges du temps où l'on entendait menestrels et
troubadours à la cour du Comte de Foix et de Béarn(Pont vieux enjambant notre gave, Tour Moncade : ancienne résidence de Febus, Maison Jeanne d'ALbret). Voilà pour le décor. 10 000 habitants environ, quelques commerces :
- 1 magasin de musique ! (pas si mal pour un trou comme chez nous). Bon il n'y a pas de Gibson(tout de façon pour en trouver dans un magasin il faut faire des kilomètres) mais on y trouve tout ce qu'il faut pour apprendre à jouer, jouer, répéter, jouer live, etc...
- 1 espace dit "culturel" cd, dvd, cd rom, livres où quelques trucs intéressants sont encore en gondoles.
Faire de la musique ici est-ce difficile ? Oui comme partout en France. Donc les groupes ici font ce qu'ils peuvent comme ils peuvent.
A l'intérieur de ses murs épais la ville cache quelques professeurs privés qui dispensent de leçons et cours divers en tous instruments(batterie, guitare,) et l'école de musique reste une institution assez moderne qui propose des prestations de ses élèves pendant diverses manifestations(fêtes annuelles, fêtes de la musique, fête de l'école de musique, carnaval, soirée de Noël, etc... Même si tout cela ne nourrit pas l'âme rock'n rollienne mais a ville reste assez active dans le tissus associatif.

Steve ray vaughan n'aurait jamais repris "little wing", Pete townshend, Eric Clapton, Jeff Beck, ne se seraient jamais mis à genoux en le voyant jouer au marquee, s'il n'avait pas existait les stratocasters, les gibson flying "v", n'auraient été orphelines sans doute, s'il n'avait pas existé. La petite voix qui me terrorise à chaque fois afin que je me pose la question disparaît peu à peu. J'ai connu Hendrix sur le tard (pendant ces putains d'années 80 qui ont tout massacré) avec un album dont la pochette me fascinait à chaque fois que je la voyais "Axis".
Acheter un album d' Hendrix c'était pour moi comme rentrer en confession, changer de religion, le mal fût fait un matin. L'après-midi ferait le reste : if 6 was 9 me rappela d'où venait mon hard-rock, spanish castle magic m'interpellait sur la magie de la musique. De là une quête perpétuelle me vint. Il me fallait retrouver l'essence même du rock, du blues dans tous les disques(oui vous savez les trucs noirs en cercle qu'on appelait vynyl) que j'achetais. Je refermais la pochette d'Axis et je sortais voir un ami à qui j'empruntais Electric lady land. Ce fût pire j'étais sous influence. Hendrix s'occupa de tout, wah wah à fond, saturation du marshall poussée dans ses derniers retranchements, Mitch Michell assurait les fûts et grosse caisse psyché, Redding groovait un max comme un mustang laché à bride abbatue dans les grandes plaines. Voodoo child, celui qui aime Hendrix est un enfant du vaudou. Un ange était passé dans mon panthéon musical. je m'en fous de payer les drm à chaque fois que je me rachète les cds parce qu'ils sont rayés, je m'en fous car au royaume du vaudou tout est permis. Les albums ? Ah oui j'oubliais I N D I S P E N S A B L E S que vous soyez classiques, rock, blues, funk, rap, indissociables de la culture. La porte de la chambre de l'hôtel vient de se fermer sous l'effet d'un courant d'air.
Tout a commencé peut-être là, en cette année où le gentleman d’Epsom, Mister Jimmy Page avait mué ses Yardbirds en dirigeable et ou le rock baroque de Deep Purple allait se transformer en hard-rock. Le genre, le style musical